Premier triathlon: 5 choses à ne pas faire

Premier triathlon: 5 choses à ne pas faire

Article écrit en collaboration avec Sergio Castano, ancien participant des Défis du Parc.

Que serait un triathlon sans problèmes d’équipement et sans oublis majeurs? La réponse est bien simple : ce serait beaucoup moins mémorable! Parlez-en à Sergio Castano, ancien participant du triathlon des Défis du Parc, pour qui l’expérience fut empreinte de nombreuses péripéties qu’on ne peut absolument pas passer sous silence! Voici son récit.

 

1. Ignorer sa check list de préparation au triathlon

 

Puisque j’avais un fort historique essentiellement en course à pied, je savais que mon premier triathlon allait requérir bien plus qu’une paire de shorts, des souliers et un t-shirt. Par peur d’oublier quoi que ce soit, j’avais donc lu et relu de nombreux exemples de check-lists d’équipement sur des sites Web spécialisés.

(D’ailleurs, je fais un clin d’œil à la très juste liste partagée par les Défis du Parc dans le dépliant du participant, liste que je conserve encore à ce jour!)

À la veille de la course, tout mon équipement était prêt. Je l’avais vérifié une, deux, trois fois, et bien serré dans l’auto. Je pouvais donc dire adieu à ma liste, car elle avait joué son rôle à merveille… sauf pour un léger détail.

J’avais oublié que pour me rendre sur le site, je devais changer d’auto très tôt le matin et transférer mon équipement. C’est là que j’ai amèrement regretté avoir prétendu être au-dessus de ma check-list. À mon arrivée sur le site, je n’avais ni casque de vélo ni pompe de vélo pour m’assurer de la bonne pression d’air dans mes roues. Cette erreur s’est donc transformée en une dépense de quelques centaines de dollars à la dernière minute pour acheter un casque. Et évidemment, à cause d’un important manque d’air, mon trajet a été un peu plus lent que prévu… Oups!

 

2. Se servir de ses souliers de vélo pour n'importe quoi d'autre que faire du vélo 

 

Le fait d’oublier certains articles primordiaux la journée même de la compétition amène un niveau de stress supplémentaire assez inutile et nocif pour la concentration. Et si, en plus, on a besoin de lunettes de vue, il faut faire preuve de créativité!

Au lever du jour, alors qu’un imposant brouillard s’impose et que le soleil est éblouissant, les lunettes sont essentielles. Elles permettent de bien saisir les détails de l’environnement qui nous entoure. On ne veut pas s’en départir, même si cela exige une logistique particulière.

En plus de tout l’équipement nécessaire à prévoir, il faut garder en tête que la ligne de départ en natation peut se situer à une distance importante du site de transition. Pour moi, ça signifiait demander à quelqu’un de prendre mes lunettes de vue et les déposer dans un lieu visible et stratégique sur le site de transition, près de mon vélo. L’idée semble simple, évidente et facile à exécuter, jusqu’au moment où on arrive sur le site de transition et on réalise que la pièce d’équipement tant attendue est introuvable.

En plus d’avoir subi une perte de temps considérable lors de la transition afin de chercher en vain mes lunettes, j’ai vécu un grand inconfort lorsque j’ai commencé à pédaler. Je me suis mis à éprouver une sensation anormale dans mon soulier. La source : des fragments de ce qui m’avait un jour servi de lunettes. Oui. On avait laissé mes lunettes dans mon soulier et je ne les ai jamais vues. Par contre, je les ai profondément ressenties. Ça oui!

 

3. Arriver à la dernière minute sur le site des Défis du Parc

 

Vous comprendrez que les précédentes péripéties ont grugé mon temps de préparation. Voilà une situation bien désagréable, puisque je devais également allouer un peu de temps à mon corps pour ses besoins de dernière minute.

Ne croyez pas que le stress dans ces circonstances est simplement une bonne source d’adrénaline! Ses effets secondaires peuvent en fait être malcommodes et irritants parfois… surtout lorsqu’on porte un wetsuit et que la file d’attente aux toilettes s’avère interminable.

 

4. Négliger sa stratégie de course

 

Pendant un triathlon, il est probable qu’on oublie temporairement la sagesse de la raison et que notre plan stratégique s’évapore complètement. On se retrouve sur la ligne de départ, en tête de file, entouré de gens qui ont beaucoup plus d’expérience et qui savent à quoi s’attendre. Puis, le coup de départ est lancé. On y va pour un départ explosif!

Les applaudissements et les cris d’encouragement font battre le cœur à plein régime, pendant qu’on donne tout ce qu’on a. Voilà une très belle façon de saturer notre propre corps quelques centaines de mètres plus loin dans l’eau, après avoir reçu une pluie de coups de pieds et de coups de coude, et après avoir avalé une bonne tasse d’eau de lac. Qu’à cela ne tienne, j’ai pris quelques secondes pour me ressaisir et pour terminer cette première partie de la compétition.

 

5. Ne pas savourer le moment présent (dans le triathlon)

 

Selon moi, les sports d’endurance réservent leurs lots de surprises, surtout en compétition. Il est donc facile pour tout participant de remettre sa décision en question lorsqu’il sort de sa zone de confort ou quand la fatigue prend le dessus sur les capacités physiques.

Ceci dit, il faut toujours se rappeler que la possibilité de vivre ces expériences n’est pas offerte à tout le monde. En gardant cet état de conscience en tête, on réussit, malgré les embûches, à savourer le moment présent pendant ces expériences qui marquent une vie.

Alors, si la fatigue, l’épuisement et la douleur persistent, accrochez-vous au magnifique sourire des bénévoles sur le parcours. Sans eux, ces anecdotes ne pourraient malheureusement pas avoir lieu!